11.22.2013

Reality is really stranger than fiction

I was checking my feed about a month ago when I came across this post on kweeper (sorry it is in French):
La fille de l'ancien président Francisco Macias Nguema, vient de publier un livre étonnant sur son enfance en Corée du Nord. "Enfant, j’ai appris la stratégie militaire, et aussi comment utiliser et démonter une kalachnikov", raconte Monica Macias. Son père, Francisco Macias Nguema, était le premier président de la Guinée équatoriale indépendante. Un dictateur qui, à l’issue d’un règne sanguinaire de dix ans, est renversé en août 1979 puis exécuté par son propre neveu, Teodoro Obiang Nguema, toujours au pouvoir aujourd’hui.
Quelques mois avant le coup d’Etat, Francisco Macias Nguema envoie par précaution sa femme, ses deux filles et son fils en Corée du Nord, un régime ami. Arrivée à Pyongyang, à l’âge de 7 ans, Monica y restera pendant 16 années, sous la protection du dirigeant nord-coréen Kim Il-sung, qui venait de temps en temps rendre visite aux jeunes exilés équato-guinéens. "Il nous grondait comme le ferait un grand-père. Il nous disait : "Tu dois beaucoup travailler à l’école !" De Kim Il-sung, elle préfère évoquer la personne, qualifiée de "charismatique", plutôt que le despote qui a mis en place un régime héréditaire brutal et répressif : "Il a tenu la promesse qu’il avait faite à mon père".
Monica Macias grandit dans une Corée du Nord relativement prospère, avant l’effondrement et la famine du milieu des années 1990. "Le pays n’était pas riche, mais il s’en sortait. C’était une bonne période. Le système marchait". Elle évoque sa vie de privilégiée à Pyongyang : les pique-niques le weekend, les après-midi passés entre amis. Il était interdit aux Nord-Coréens de côtoyer des étrangers ; pour se rendre chez ses camarades coréennes, la jeune Guinéenne devait demander l’autorisation à son professeur, qui transmettait la requête à sa hiérarchie. "Cela ne me dérangeait pas. C’était la loi !"
A young Monica in Pyongyang (Source)
Sa vision du monde commence à changer quand, étudiante à l’université des Industries légères de Pyongyang, Monica se lie d’amitié avec des étudiants étrangers. Un jour, l’un d’entre eux, un jeune Syrien, commet un crime de lèse-majesté : il s’assied sur un journal dont la première page est ornée d’un portrait de Kim Il-sung. "J’ai crié : "Tu ne peux pas faire ça ! Lève-toi, lève-toi !" J’étais vraiment en colère. Lui a commencé à rigoler. Il m’a dit : "Toi, tu as grandi ici !" Puis il est parti. J’ai passé la nuit à réfléchir. C’est à ce moment que mon point de vue a commencé à changer. Un an plus tard, je suis partie à Pékin". Lors de son arrivée en Chine, la jeune Equato-Guinéenne reste très influencée par la propagande violemment antiaméricaine qui a nourri son enfance : lorsque dans une rue elle rencontre pour la première fois de sa vie un Américain, elle s’enfuit en courant. "Quand je leur ai raconté ma peur, mes proches se sont vraiment moqués de moi".
Monica Macias part ensuite vivre en Espagne, le pays de sa mère. Son adaptation à la vie capitaliste se révèle très douloureuse. "Personne ne me donnait d’argent, personne ne me disait ce que je devais faire. Il fallait trouver un travail. J’étais perdue. J’ai pleuré pendant trois mois. Pyongyang me manquait, et je voulais y retourner…" Dans une librairie de Madrid, elle découvre que ce ne sont pas la Corée du Sud et les Etats-Unis qui ont démarré la sanglante guerre de Corée (1950-1953), comme l’affirme la propagande du Nord, mais le régime de Pyongyang.
Elle partira donc voyager, aux Etats-Unis notamment. A Séoul, dans la Corée du Sud des années 2010, une maison d’édition vient de publier le journal d’enfance de cette femme à l'histoire hors norme. Il est intitulé "Je suis Monica de Pyongyang", et c'est un projet qui lui tient à cœur : "Les Coréens du Nord et du Sud ont beaucoup de préjugés les uns envers les autres et ne se connaissent pas vraiment. Avec ce livre, je veux leur montrer que même s’ils ont des systèmes politiques et économiques différents, ils sont identiques. Ils partagent la même culture et la même façon d’être". Aujourd’hui, Monica Macias partage sa vie entre l’Espagne et la Corée du Sud. Elle affirme que le coréen est la langue la plus confortable pour elle. "Je pense toujours en coréen. Je suis Coréenne ! Je ne regrette rien. Si je devais renaître, je voudrais vivre exactement la même vie"
Source : FB de Serge Bilé.
Monica Macias (Source)

For those who can't read French (my own French is rusty so please bear with me), the main gist is about the daughter of a dictator from Equatorial Guinea who grew up in North Korea. Monica Macias is the daughter of Francisco Macías Nguema, the first president of Equatorial Guinea who was overthrown in 1979. A few months before his deposition, he sent his wife and children to North Korea possibly anticipating that the end of his days were close. 

Monica was 7 years old when she and her family arrived in Pyongyang and she lived there for 16 years. Apparently Kim Il Sung would pay visits to their house and tell them things like "work hard at school". She lived a privileged life in Pyongyang with picnics at the weekends, although it was forbidden for North Korean citizens to mix with foreigners so she had to ask permission from her teacher when she wanted to go to her friends' houses. 

Then there's mention of how she started questioning the way she had been brought up when she got angry after a Syrian friend sat on a book with Kim Il-Sung's photo on the front cover and he made fun of her. Also mention of the first time she saw someone from the USA and was apparently scared because of the "anti-American propaganda" she had grown up with. Monica Macias then went on to live in Spain, where her mother is from and got used to living in a capitalist world where no one gave her money or told her what to do and she cried for three months missing Pyongyang. 

She travelled around a bit more and will be publishing a book on her childhood and life, "I am Monica of Pyongyang". Today Monica lives between Spain and South Korea (and also Equatorial Guinea though it doesn't say that above), Korean is the language she is most comfortable in, she thinks in the languages and says that she's Korean.

(You can read about Monica Macias in English at the New York Times and here).

Monica Macias in Seoul (Source)
Here's a video interview of Monica Macias from Arirang:

 


I find this really interesting and that's why I'm sharing. So there were (are?) Black people living in North Korea? I'm glad she's written a book because if she hadn't I'd be saying someone needs to write a book about this!

4 comments:

  1. I get chills watching the video. My gosh, what a story. There are so many black kids at the international school across from the school where I work. They were born here in Korea. But to have been raised in North Korea during the time that she did and speak Korean the way she does...wow! What a life! Thanks for this.

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  2. Wow! just to think that Dennis Rodman was the only Black person to be in North Korea..lol!

    Seriously though, this is a fascinating . Honestly, I thought that only North Koreans live there. Just goes to show you that seeing shouldn't always mean to believe.

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  3. I have to say, I'm pretty speechless. This was so, *so* interesting and truly stranger than fiction! Thanks for sharing it. What an interesting life to live. I know she was part of the privileged class, but I wonder what she thinks about the suffering of regular N. Koreans. Perhaps she'll include it in her book, but maybe she doesn't know much about it.

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  4. One, this needs to be a movie. Specifically a Guinea-Korean production where Hollywood has no say whatsoever.

    Two, I first read this while half-asleep and so it took me a moment to realize this woman grew up in North Korea. We can say what we want, but for 16 years Kim Il-Sung kept a promise to a dead friend (I've been Googling Monica). He even gave the offer for her to remain to N. Korea after she completed her studies. When she chose to go to Spain, he not only paid for airfare, but gave her 6 mos worth of cash to live off.

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